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Le Blackrot est une maladie fongique de la vigne qui connaît une recrudescence dans plusieurs vignobles français. Longtemps considéré comme secondaire par rapport au mildiou ou à l'oïdium, il est aujourd'hui intégré à part entière dans les stratégies de protection des exploitations viticoles en raison de la pression croissante observée ces dernières années.
Cette maladie peut affecter l'ensemble des organes verts de la vigne et entraîner des pertes importantes de rendement lorsque les conditions climatiques lui sont favorables et que la protection n'est pas adaptée.
Maladie cryptogamique, elle est causée par un champignon pathogène qui se développe principalement lors de périodes humides et douces. Les contaminations peuvent intervenir dès le début du cycle végétatif de la vigne, notamment au printemps lorsque les jeunes tissus sont particulièrement sensibles.
Les parcelles ayant déjà subi de fortes attaques lors des campagnes précédentes présentent généralement un risque plus élevé de nouvelles contaminations
Les premières manifestations apparaissent généralement sur les feuilles sous forme de taches circulaires brunâtres. Ces lésions évoluent progressivement et peuvent présenter de petits points noirs correspondant aux structures reproductrices du champignon.
Les grappes constituent l'organe le plus sensible. Les baies contaminées brunissent, se dessèchent puis se momifient. Elles prennent alors une coloration noire caractéristique qui a donné son nom à la maladie.
Le Blackrot peut également provoquer des lésions allongées sur les rameaux et les pétioles, contribuant à la dissémination du champignon dans la parcelle.
Plusieurs éléments favorisent l'apparition et l'intensification des attaques :
La première étape consiste à analyser les attaques observées lors des précédentes campagnes. Une surveillance attentive des premiers symptômes permet d'intervenir au moment opportun et d'éviter une propagation rapide de la maladie.
Les pratiques culturales permettant de réduire l'humidité au sein du couvert végétal participent à la limitation des conditions favorables au développement du champignon.