Partager:
Les symptômes de l’oïdium se manifestent sur tous les organes de la vigne. Avec son feutrage grisâtre et poudreux caractéristique, le champignon se développe rapidement, affectant la production viticole, en quantité comme en qualité.

Cette maladie, répandue sur tous les vignobles français, l'oïdium se développe sur les organes verts de la vigne. Les premiers symptômes apparaissent sur les jeunes pousses mais tous les organes sont touchés, avec leurs caractéristiques propres.
Les principaux organes touchés par l'oïdium sont :

Les principaux organes touchés par l'oïdium sont :

Ralentissement de la croissance des jeunes pousses, raccourcissement des entre-nœuds, crispation des feuilles... Au printemps, les symptômes d'une attaque d'oïdium ne passent pas inaperçus. Sur les cépages les plus sensibles, un feutrage blanc apparaît également, avec une forme caractéristique de drapeau.

Sur les feuilles, les premiers symptômes de l'oïdium prennent la forme de petites tâches éparses sur la face inférieure puis supérieure des feuilles. Elles s'étendent ensuite et deviennent de plus en plus poudreuses, avec des ilôts de cellules brunes nécrosées. Les feuilles touchées par l'oïdium sont déformées et parfois chlorotiques. En cas de forte attaque, le feuillage prend une teinte grisâtre. Sur les rameaux, les symptômes évoluent vite : couverts d'oïdium, ils prennent une teinte gris sale, deviennent rabougris avec des feuilles crispées (forme drapeau).

Avant l'aoûtement, un mycélium brun à noir peut être observé sur les sarments ; tandis qu'après l'aoûtement, les tâches deviennent rouges, en forme d'étoiles. À l'automne, des boursouflures noires apparaissent, signe de l'hivernage du champignon sous forme de cléistothèces.
De la floraison à la fermeture de la grappe, les inflorescences et les baies sont particulièrement sensibles à l'oïdium. Les inflorescences contaminées peuvent subir des coulures qui réduisent directement le potentiel de récolte. Les baies voient quant à elles leur croissance fortement ralentie. Leur pellicule devient plus épaisse et liégeuse, ce qui altère le développement normal des grappes. À mesure que la teneur en sucres et en anthocyanes augmente, le développement du champignon ralentit naturellement. Toutefois, les dommages causés avant cette phase peuvent affecter durablement le rendement et la qualité de la récolte.

Le champignon responsable de l'oïdium touche l'ensemble du vignoble français, avec des niveaux de pression variables selon les régions et les cépages. La contamination primaire démarre dès la reprise de la végétation. Erysiphe necator hiverne sous deux formes. La première est le mycélium présent dans les bourgeons dormants. Au printemps, il contamine les jeunes pousses dès le débourrement et provoque le symptôme caractéristique dit « drapeau ». La seconde forme de conservation, la plus courante, correspond aux cléistothèces, des organes reproducteurs sphériques qui se développent sur les organes contaminés. Au printemps, ils éclatent et libèrent des ascospores responsables des contaminations primaires.

Les jeunes rameaux infectés présentent des lésions superficielles longitudinales de couleur brune. Ces blessures peuvent provoquer des déformations et l'apparition de fissures. Ces fissures favorisent ensuite la fructification de Plasmopara viticola à la surface des tissus.
Les vrilles et les pétioles développent des symptômes comparables, avec des brunissements et des altérations des tissus.
En s'attaquant aux feuilles, aux rameaux, aux inflorescences et aux baies, l'oïdium peut provoquer des pertes importantes. Outre la diminution du rendement, la maladie affecte la qualité des raisins et, par conséquent, le potentiel œnologique de la récolte. Une surveillance régulière du vignoble et une détection précoce des premiers symptômes sont essentielles pour limiter la propagation de la maladie et préserver la production.
