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L'oïdium est l'une des principales maladies cryptogamiques de la vigne. Pouvant affecter aussi bien les feuilles que les grappes, il entraîne des pertes de rendement et une dégradation de la qualité des récoltes.
Face à cette maladie, la lutte curative reste limitée. Une protection efficace repose donc sur une approche préventive combinant mesures agronomiques et traitements phytosanitaires adaptés.
La gestion de l'oïdium doit tenir compte de plusieurs facteurs, notamment la sensibilité variétale des cépages cultivés et la pression de la maladie dans le vignoble.

Certains cépages sont naturellement plus sensibles et nécessitent une surveillance renforcée ainsi qu'une protection plus précoce. L'utilisation d'outils d'aide à la décision, tels que les modèles de prévision du risque et les Bulletins de Santé du Végétal (BSV), permet d'anticiper les périodes favorables au développement du champignon et d'intervenir au moment le plus opportun.
Ces pratiques permettent de réduire l'humidité et de favoriser la circulation de l'air dans la végétation, des conditions moins favorables au développement de l'oïdium.

Dans de nombreuses régions viticoles, les mesures prophylactiques seules ne suffisent pas à maîtriser l'oïdium. La protection chimique demeure alors un levier essentiel. Son efficacité repose toutefois sur une intervention préventive, avant l'apparition massive des symptômes.

Il doit être déterminé à partir des modèles de prévision du risque et des informations diffusées dans les BSV. Pour les cépages les plus sensibles ou les parcelles présentant des symptômes en drapeau, une première application fongicide est recommandée dès le stade 2 à 3 feuilles étalées. Pour les situations moins à risque, les interventions peuvent débuter à partir du stade 5 à 6 feuilles.
La réussite de la lutte contre l'oïdium repose sur l'association de plusieurs leviers complémentaires. Le choix variétal, les pratiques culturales favorisant l'aération du vignoble, le suivi des outils de prévision et la mise en œuvre raisonnée des traitements constituent les piliers d'une protection efficace. Une surveillance régulière des parcelles demeure indispensable pour ajuster la stratégie et préserver à la fois le rendement et la qualité de la vendange.
